Méthodes de chiffrement Symboles
Langue des Signes Française (LSF)
La Langue des Signes Française (LSF) est la langue officielle de la communauté sourde francophone. Elle descend de la langue créée par Charles-Michel de l’Épée (1712-1789), fondateur en 1760 à Paris de la première école pour sourds au monde (devenue l’Institut National de Jeunes Sourds). Officiellement reconnue langue de la République par la loi du 11 février 2005, la LSF compte aujourd’hui environ 100 000 locuteurs en France.
L’alphabet manuel (« dactylologie ») est un outil complémentaire à la LSF proprement dite — il sert à épeler les noms propres (Paris, Marseille, prénoms) ou les mots techniques sans signe LSF établi. Chaque lettre latine est représentée par une configuration manuelle distincte : position des doigts, orientation de la paume. Sur CipherChronicle, on présente cet alphabet comme un chiffre de substitution graphique — c’est un usage détourné (la LSF n’a jamais été un chiffre secret) mais pédagogiquement intéressant.
Comment fonctionne l’alphabet ?
Le « chiffre » repose sur une substitution monoalphabétique : chaque lettre du clair est remplacée par la configuration manuelle correspondante. C’est la même mécanique que le chiffre de César (~50 av. J.-C.), à ceci près que la « clé » est une convention linguistique partagée par toute une communauté.
La table compte 26 configurations manuelles pour les 26 lettres latines, pas de chiffres (la LSF utilise des configurations numériques séparées pour 0-9, hors scope ici). Plusieurs configurations sont proches visuellement (M/N, K/P) et nécessitent une attention soutenue pour les distinguer.
Sécurité cryptographique : nulle. La LSF est une langue publique ; n’importe quel locuteur LSF lit l’alphabet manuel à vue. L’intérêt sur CipherChronicle est pédagogique et culturel : faire découvrir un alphabet vivant, utilisé quotidiennement par une communauté linguistique française.
Usage historique et moderne
- Communauté sourde francophone — outil quotidien (épellation).
- Pédagogie — apprentissage de la LSF aux entendants.
- Accessibilité — TV, conférences, services publics.
- Sensibilisation à la culture sourde — semaine de la LSF en France.
Variantes voisines
- American Sign Language (ASL) — voir notre fiche, descendant direct de la LSF.
- Braille — voir notre fiche, écriture tactile pour aveugles.
- Moon — voir notre fiche, alphabet tactile alternatif au braille.
Quelles sont les faiblesses ?
- Substitution monoalphabétique — analyse de fréquences immédiate.
- Pas de chiffres — pour encoder un nombre, l’écrire en lettres.
- Configurations proches — M/N, K/P, R/U risquent la confusion.
Les 26 configurations manuelles



















































