A1Z26 vs Morse — deux façons de coder les lettres sans clé
| Chiffre A1Z26 (rang alphabétique) | Code Morse | |
|---|---|---|
| Famille | Code | Code |
| Difficulté | Débutant | Débutant |
| Époque | Usage pédagogique classique | 1836, Samuel Morse et Alfred Vail |
| Inventeur | — | Samuel Morse et Alfred Vail |
A1Z26 et Morse sont deux des premiers « codes » qu’on rencontre. Aucun n’a de clé : la règle est publique, donc quiconque la connaît lit le message. Mais ils ne servent pas au même usage.
Un nombre contre un signal
A1Z26 est purement numérique : A=1, B=2, …, Z=26. « CHAT » devient 3-8-1-20. C’est un encodage papier, pensé pour l’écrit et les énigmes.
Morse est un signal temporel : chaque lettre est une séquence de points (courts) et de traits (longs). « CHAT » devient -.-. .... .- -. Il a été conçu pour être transmis — au télégraphe, à la lampe, au sifflet, en tapant.
Le problème commun : la séparation
Les deux souffrent d’ambiguïté si l’on ne sépare pas les lettres.
- En A1Z26, « 121 » peut être L-A (12-1) ou A-B-A (1-2-1). Il faut un délimiteur.
- En Morse, sans espace entre les lettres,
.- -.-.peut se relire autrement. Le Morse impose donc un silence court entre lettres et long entre mots.
Quand utiliser quoi
- Énigme écrite, chasse au trésor, message glissé dans un texte → A1Z26. Un enfant le décode avec l’alphabet sous les yeux.
- Message à transmettre par un canal (son, lumière, vibration) ou ambiance « radio / espionnage » → Morse.
- Protéger un secret → aucun des deux. Combinez-les avec un vrai chiffre (César, Vigenère) si vous voulez ajouter une couche.