Aller au contenu principal
CipherChronicle

Méthodes de chiffrement Symboles

Numération D'ni (Myst)

La numération D’ni est le système de chiffres fictionnel de la civilisation D’ni dans la franchise de jeux d’aventure Myst (Cyan Worlds, depuis 1993) et sa suite Riven (1997). Les D’ni sont une civilisation souterraine disparue qui maîtrisait l’Art de la création de mondes par l’écriture — les fameux Livres de liens qui ouvrent des portails vers des « Ages » alternatifs.

Le système est base 25 (vigesimo-quintuple), un choix conceptuel des frères Rand et Robyn Miller cohérent avec l’ésotérisme mathématique des D’ni dans la fiction. Le répertoire compte exactement 25 glyphes uniques correspondant aux digits 0 à 24, et les nombres plus grands sont composés par juxtaposition positionnelle — comme nos chiffres arabes en base 10, mais avec 25 « atomes » au lieu de 10.

Comment fonctionne la numération ?

CipherChronicle traite la suite de chiffres décimaux comme un nombre entier que l’on convertit en base 25. Le résultat est une suite de « digits D’ni » (chacun entre 0 et 24), du plus significatif au moins significatif, chacun rendu par son propre glyphe. La technique remonte aux numérations historiques babylonienne (base 60) et maya (base 20).

Exemples : 25[1, 0] (un D’ni-1 suivi d’un D’ni-0) ; 624[24, 24] (deux D’ni-24 côte-à-côte) ; 625[1, 0, 0] (trois glyphes). L’année courante 2026 s’écrit [3, 6, 1] car 3·625 + 6·25 + 1 = 1875 + 150 + 1 = 2026.

Sécurité cryptographique : nulle. C’est une notation, pas un chiffre secret — l’analyse de fréquence des digits suffirait à reconstituer la table en quelques pages de texte. L’intérêt est culturel pour les fans de Myst / Riven / Uru, série fondatrice des jeux d’aventure narratifs (50 millions de copies vendues mondialement).

Usage historique et moderne

  • Jeux Myst, Riven, Uru — apparaît dans les écritures D’ni in-game.
  • Communauté Myst — fan-art, énigmes, conventions Mysterium.
  • Pédagogie ludique — exemple de numération base-25 fictionnelle.
  • Cyan officiel — encyclopédies et livrets D’ni.

Variantes voisines

  • Cisterciens — voir notre fiche, numération européenne base 10000 graphique.
  • Babyloniens — voir notre fiche, numération mésopotamienne base 60.
  • Kaktovik — voir notre fiche, numération iñupiaq base 20.

Quelles sont les faiblesses ?

  • Limité aux nombres — texte alphabétique non supporté.
  • Numération publique — table documentée dans Myst Wiki et dCode.
  • Lisible par analyse — fréquence des digits indique vite la base.

Les 26 glyphes (0-24 + glyphe spécial “25”)

Particularité D’ni : le décimal 25 (la base elle-même) ne s’écrit pas [1, 0] mais a son propre glyphe atomique — la « pierre angulaire » de la numération D’ni dans le lore Myst. Pour 26+, on retourne à la composition positionnelle standard ([1, 1], [1, 2], …).

000
111
222
333
444
555
666
777
888
999
101010
111111
121212
131313
141414
151515
161616
171717
181818
191919
202020
212121
222222
232323
242424
252525