Méthodes de chiffrement Symboles
Goblin (Tolkien)
L’alphabet Goblin est l’écriture fictionnelle des gobelins (orcs/orques) dans l’œuvre de J.R.R. Tolkien (1892-1973). Apparu dans Le Hobbit (1937) et développé tout au long du Seigneur des Anneaux (1954-1955), il est dérivé des Cirth — les runes elfiques inventées par les Sindar au Premier Âge — mais simplifié et brutalisé au passage chez les soldats de Sauron et Saroumane.
Là où les Tengwar (alphabet elfique noble créé par Fëanor) et les Cirth (runes elfiques) sont calligraphiques et lettrés, le Goblin est rugueux, conçu pour être gravé rapidement sur la pierre, le métal ou le cuir — cohérent avec la culture guerrière et utilitaire des orques de Mordor et d’Isengard. Le mapping latin ↔ Goblin a été reconstitué par la communauté Tolkien (encyclopédies Tolkien Gateway, The Lord of the Rings Wiki) puis stabilisé par les jeux de rôle Middle-earth (MERP, Lord of the Rings Online, War of the Ring). 26 lettres latines, pas de chiffres.
Comment fonctionne l’alphabet ?
Le chiffre repose sur une substitution monoalphabétique : chaque lettre du clair est remplacée par le glyphe Goblin correspondant. C’est la même mécanique que le chiffre de César (~50 av. J.-C.), à ceci près que la « clé » est une table d’images issue d’un univers de fantasy littéraire majeur.
La table compte 26 glyphes pour les 26 lettres latines (pas de chiffres). Les glyphes sont volontairement anguleux et brutaux, taillés au couteau plutôt qu’à la plume, pour refléter la culture orque dans le lore.
Sécurité cryptographique : faible. Substitution monoalphabétique → analyse de fréquences triviale. Mais l’objectif n’a jamais été cryptographique : c’est un dispositif narratif qui colore les inscriptions orques (« portez l’Anneau, esclave de Mordor ! ») dans les films et jeux.
Usage historique et moderne
- Œuvre de Tolkien — Le Hobbit, Le Seigneur des Anneaux.
- Jeux de rôle Middle-earth — MERP, LOTRO, War of the Ring.
- Communauté Tolkien — fan-art, cosplay orque, tatouages.
- Pédagogie littéraire — lien avec les runes scandinaves historiques.
Variantes voisines
- Elder Futhark — voir notre fiche, runes germaniques historiques sources.
- Dovahzul (Skyrim) — voir notre fiche, autre runique fictif fantasy.
- Iokharique — voir notre fiche, alphabet dragon D&D.
Quelles sont les faiblesses ?
- Substitution monoalphabétique — analyse de fréquences immédiate.
- Table publique — disponible sur Tolkien Gateway et dCode.
- Pas de chiffres — pour encoder un nombre, l’écrire en lettres.
Les 26 glyphes



















































