Méthodes de chiffrement Symboles
Atlantéen (Atlantis Disney)
L’atlantéen (en anglais Atlantean) est une langue construite par Marc Okrand, le linguiste américain qui avait déjà créé le klingon pour Star Trek III: The Search for Spock (1984). Disney lui commande en 2001 une langue complète — phonologie, grammaire, lexique de plusieurs centaines de mots, alphabet — pour le film d’animation Atlantis : l’Empire perdu, réalisé par Gary Trousdale et Kirk Wise.
Okrand conçoit l’atlantéen comme une proto-langue indo-européenne : il en fait l’ancêtre fictif du sanskrit, du latin, du grec, du gothique. Le script qui l’accompagne est lui aussi traité avec soin, avec un système numérique à part — la notation « points et barres », où des bâtons verticaux marquent les unités et des points les groupements supérieurs.
CipherChronicle ne retient ici que l’alphabet : la substitution monoalphabétique 1↔1 sur les 26 lettres latines, plus les 10 chiffres décimaux. Les digrammes phonétiques CH, SH, TH du système complet ne sont pas reproduits.
Comment fonctionne l’alphabet ?
Le chiffre repose sur une substitution monoalphabétique : chaque lettre du message clair est remplacée par un glyphe tiré d’une table de correspondance fixe. C’est l’une des plus anciennes techniques cryptographiques connues — déjà décrite dans l’Antiquité (chiffre de César, ~50 av. J.-C.) — et la famille la plus directement lisible pour un débutant.
La table compte 26 glyphes pour les lettres latines + 10 glyphes pour les chiffres 0-9, soit 36 symboles au total. Pour chiffrer, on lit le texte caractère par caractère et on remplace chaque lettre (et chaque chiffre) par son glyphe ; pour déchiffrer, on consulte la même table dans l’autre sens.
Sécurité cryptographique : faible. Comme chaque lettre du clair produit toujours le même glyphe, le chiffre cède à une analyse de fréquence en quelques dizaines de mots (en français comme en anglais, le E reste majoritaire, ce qui donne un point d’entrée immédiat). Les substitutions monoalphabétiques sont donc utilisées aujourd’hui pour leur valeur décorative, ludique ou pédagogique, pas pour protéger une information réelle.
Usage historique et moderne
- Disney — film Atlantis : l’Empire perdu (2001), suite vidéo Atlantis: Milo’s Return (2003), inscriptions sur supports promotionnels.
- Communauté Conlang — l’atlantéen complet est étudié par les fans de langues construites au même titre que le klingon ou l’elfique de Tolkien.
- Pédagogie — bonne illustration de ce qu’est un système d’écriture conçu de zéro par un linguiste professionnel.
- Énigmes / escape games — utilisé occasionnellement comme alphabet de surface dans des chasses au trésor.
Variantes voisines
- Atlantéen complet (avec CH/SH/TH) — non implémenté ici, conserver pour une éventuelle version future.
- Klingon — autre langue de Marc Okrand, voir notre fiche dédiée.
Quelles sont les faiblesses ?
- Substitution monoalphabétique — cède à l’analyse de fréquences.
- Alphabet documenté — la table est publique (dCode, Wikipedia, fanwikis).
- Encombrement visuel — les glyphes atlantéens sont denses et de hauteur variable, peu pratiques pour l’écriture manuelle rapide.
Les 26 glyphes




















































Les 10 chiffres



















