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CipherChronicle

Les univers de la cryptographie 12 méthodes

Symboles dans les films de science-fiction

Klingon, vulcain, Aurebesh, kryptonien, tenctonais, Stargate, Futurama, Atlante : cinquante ans d’écritures aliens inventées pour les blockbusters et les séries cultes.

Chiffre vitrine

Klingon pIqaD (Star Trek)

Alphabet officiel des Klingons. Substitution 1:1 thématique guerrière.

Pop culture 1979 (apparition cinéma) — 1992 (codification linguistique Marc Okrand) Michael Okuda (graphisme) / Marc Okrand (langue)
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L’alphabet alien, convention durable

En 1968, 2001 : l’Odyssée de l’espace installe une convention durable : si un film de science-fiction veut être pris au sérieux, il lui faut une écriture extraterrestre. Pas du langage — qui peut être joué en hors-champ ou sous-titré — mais une graphie, visible à l’écran, suffisamment cohérente pour qu’on devine qu’elle obéit à des règles.

Cinquante ans plus tard, la quasi-totalité des univers SF cinématographiques s’est dotée d’un ou plusieurs alphabets.

Star Trek : klingon, vulcain

L’univers Star Trek est le plus prolifique. Le klingon apparaît dès 1979 (Star Trek: The Motion Picture) avec une écriture appelée pIqaD, puis Marc Okrand le pousse en pleine langue construite. Aujourd’hui le klingon a une grammaire, une syntaxe, un dictionnaire publié par Pocket Books, et même un Klingon Language Institute fondé en 1992.

Le vulcain, lui, est moins développé mais visuellement iconique avec sa calligraphie en gouttes. La série moderne Star Trek: Discovery a réintroduit une écriture mise à jour, plus dense et plus dessinée.

Star Wars : Aurebesh et Outer Rim

Star Wars suit avec l’Aurebesh (Stephen Crane, 1994), apparu pour la première fois dans le jeu Star Wars: The Roleplaying Game, puis canonisé par George Lucas dans les éditions spéciales de 1997.

Aujourd’hui l’Aurebesh apparaît sur tous les écrans d’un vaisseau impérial, dans les enseignes de Mos Eisley, dans les contrôles d’hyperespace. Le Outer Rim, dialecte régional, a sa variante.

DC, Atlantide, Alien Nation, Futurama

DC Comics a son kryptonien, alphabet visible sur Krypton et utilisé dans tous les films Superman depuis 1948. Atlante vient du Atlantide, l’empire perdu (Disney 2001) — Marc Okrand encore — et tenctonais vient d’Alien Nation (1988).

Côté télévision, Futurama s’est offert deux alphabets — un simple (substitution lettre à lettre) et un beaucoup plus retors (substitution additive modulo 26, façon Vigenère court). Matt Groening a glissé des messages cachés à chaque épisode pendant douze ans — Bender en écrit dans les coins, sur les murs, dans des publicités — au point que les fans en ont fait un sport.

Pourquoi tous ces alphabets se ressemblent

La contrainte de scénographie est la même : il faut être lisible à l’écran en quelques frames (donc peu de fioritures), différentiable d’une langue terrestre (donc pas de courbes latines), et rentable à produire (donc une seule table de substitution).

Le résultat est un genre visuel — l’alphabet SF — dont CipherChronicle documente les plus marquants. Vous pouvez taper une phrase et obtenir son rendu en klingon, en Aurebesh, ou en kryptonien.

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