Méthodes de chiffrement Symboles
Drapeaux maritimes (ICS)
Les drapeaux maritimes sont l’un des rares chiffres encore utilisés quotidiennement dans CipherChronicle : le système est codifié dans l’International Code of Signals (ICS), adopté en 1857 par le Royaume-Uni puis révisé jusqu’à la version moderne de 1969 maintenue par l’Organisation Maritime Internationale (OMI). C’est le standard officiel pour la communication visuelle entre navires en mer et entre navire et port.
Chaque lettre de l’alphabet latin est associée à un drapeau aux couleurs et motifs distinctifs (Alpha = blanc/bleu, Bravo = rouge à pointes, Charlie = bandes bleues/blanches/rouges, etc.) et chaque chiffre 0-9 à un fanion triangulaire numéroté. Les drapeaux peuvent être hissés seuls — chacun porte alors un message standardisé (par exemple Charlie = « affirmatif », Lima = « stoppez immédiatement votre navire ») — ou combinés pour épeler un mot ou former un code à trois lettres dans le dictionnaire ICS.
Comment fonctionne l’alphabet ?
Quand on l’utilise pour épeler un message (et non pour ses messages standardisés), le code maritime se comporte comme une substitution monoalphabétique : chaque lettre du clair est remplacée par le drapeau correspondant. C’est la même mécanique que le chiffre de César (~50 av. J.-C.) — une table 1↔1 — mais standardisée à l’échelle internationale par l’OMI.
La table couvre 26 lettres + 10 chiffres (les fanions numériques 0 à 9). Les drapeaux et fanions sont conçus pour être distinguables à grande distance : couleurs vives et contrastées (rouge, bleu marine, jaune, blanc, noir), motifs simples (bandes, croix, carrés).
Sécurité cryptographique : nulle. Ce n’est pas un chiffre secret, c’est un langage de communication universel. N’importe quel marin formé lit les drapeaux à vue. L’intérêt sur CipherChronicle est pédagogique : faire découvrir un alphabet toujours en service, qui apparaît dans les régates, les exercices militaires, et la signalisation portuaire.
Usage historique et moderne
- Marine marchande et militaire — communication navire-à-navire.
- Régates — signalisation de course (départ, arrêt, classement).
- Ports — drapeau Quebec hissé par un navire de retour de l’étranger.
- Pédagogie maritime — programme des écoles de marine.
Variantes voisines
- Sémaphore (drapeaux) — voir notre fiche, communication avec deux drapeaux en main.
- Sémaphore de Chappe — voir notre fiche, télégraphe optique français.
- Code Morse — voir notre fiche, télégraphe électrique.
Quelles sont les faiblesses ?
- Pas de confidentialité — chaque drapeau a une signification publique.
- Visibilité réduite par mauvais temps — pluie, brouillard, nuit.
- Limité à 36 signes — pas de ponctuation ni d’accents.
Les 36 drapeaux







































































