Méthodes de chiffrement Symboles
Code chinois (pseudo-idéogrammes)
Le Code chinois est un alphabet décoratif où chaque lettre latine est associée à un pseudo-idéogramme stylisé à la manière d’un sinogramme. Visuellement, les glyphes empruntent leurs traits aux clés (radicaux) du système d’écriture sinographique — verticales, horizontales, encoches, points et balayages — sans pour autant constituer du vrai chinois : aucun des glyphes ne porte de sens linguistique en mandarin, en cantonais ou en japonais.
Le système a été popularisé par les livres-jeux et les escape games à thème asiatique des années 1990-2010, où il sert à habiller des messages secrets dans une ambiance « dojo » ou « sanctuaire ». Diffusé sur la plateforme dCode dans la rubrique Symbol Ciphers. Attention : à utiliser uniquement comme chiffre décoratif ; le présenter comme du chinois authentique serait une appropriation culturelle trompeuse.
Comment fonctionne l’alphabet ?
Le chiffre repose sur une substitution monoalphabétique : chaque lettre du clair est remplacée par un pseudo-idéogramme fixe. La technique remonte à l’Antiquité (chiffre de César, ~50 av. J.-C.), à ceci près que la « clé » est ici une table d’images stylisées.
La table compte 26 pseudo-idéogrammes pour les 26 lettres latines (pas de chiffres). Aucun de ces glyphes n’existe dans le standard Unicode CJK (U+4E00..U+9FFF) — ils sont inventés pour ressembler à des sinogrammes sans porter de sens.
Sécurité cryptographique : faible. Comme toute substitution monoalphabétique, l’analyse de fréquences la casse en quelques dizaines de mots. La valeur réside dans le rendu graphique : un message chiffré ressemble à une calligraphie asiatique, ce qui marche très bien dans un escape game ou un livre-jeu.
Usage historique et moderne
- Livres-jeux jeunesse — éditions à thème asiatique des années 1990-2010.
- Escape games — décor « dojo » ou « temple ».
- Cryptopuzzles dCode — rubrique Symbols.
- Branding graphique — couverture de roman ou de manga occidental.
Variantes voisines
- Hiéroglyphes égyptiens — voir notre fiche, alphabet authentiquement non-latin.
- Tifinagh — voir notre fiche, alphabet berbère authentique.
- Klingon pIqaD — voir notre fiche, autre alphabet fictif d’inspiration asiatique.
Quelles sont les faiblesses ?
- Substitution monoalphabétique — analyse de fréquences immédiate.
- Pas du vrai chinois — risque d’appropriation culturelle si présenté comme tel.
- Pas de chiffres — pour encoder un nombre, l’écrire en lettres.
Les 26 glyphes



















































