Méthodes de chiffrement Symboles
Webdings (Microsoft, 1997)
Webdings est une police de dingbats web conçue par Vincent Connare (le créateur controversé de Comic Sans) et Sue Lightfoot pour Microsoft, livrée avec Windows 98 et Internet Explorer 4 en 1997. Successeur thématique de Wingdings (voir notre fiche), elle s’en distingue par une orientation explicite vers les interfaces web naissantes : œil, courriel, téléphone, dossier, imprimante, lecteur multimédia, et autres icônes UI standard.
Contrairement à Wingdings qui mélangeait symboles religieux, signes du zodiaque, et pictogrammes ambigus (source des théories du complot de 2001), Webdings utilise uniquement des pictogrammes lisibles pensés pour le contexte du Web 1.0 où les images étaient lourdes à charger et les polices pictographiques offraient une alternative légère.
La police a perdu de son utilité avec l’arrivée des icônes vectorielles modernes (Material Design, Font Awesome, Unicode emoji depuis 2010) mais reste installée par défaut sur Windows pour la rétrocompatibilité.
Comment fonctionne l’alphabet ?
Le chiffre repose sur une substitution monoalphabétique : chaque lettre du message clair est remplacée par un glyphe tiré d’une table de correspondance fixe. C’est l’une des plus anciennes techniques cryptographiques connues — déjà décrite dans l’Antiquité (chiffre de César, ~50 av. J.-C.) — et la famille la plus directement lisible pour un débutant.
La table compte 26 glyphes pour les lettres latines, 10 chiffres et 4 ponctuations (! . , ?). Les glyphes sont des pictogrammes orientés interface web (œil, courriel, dossier, téléphone, imprimante, formes utilitaires).
Sécurité cryptographique : faible. Comme chaque lettre du clair produit toujours le même glyphe, le chiffre cède à une analyse de fréquence en quelques dizaines de mots (en français comme en anglais, le E reste majoritaire, ce qui donne un point d’entrée immédiat). Les substitutions monoalphabétiques sont donc utilisées aujourd’hui pour leur valeur décorative, ludique ou pédagogique, pas pour protéger une information réelle.
Usage historique et moderne
- Windows 98+ (1997-) — installé en standard.
- Web 1.0 — pictogrammes UI dans les sites de la fin des années 1990.
- Pédagogie — étudié dans l’histoire des polices d’icônes web.
- Rétrocompatibilité — encore présent dans Windows 11 pour ne pas casser les anciens documents.
Variantes voisines
- Wingdings — voir notre fiche, prédécesseur thématique.
- Font Awesome / Material Icons — successeurs vectoriels modernes des polices d’icônes.
Quelles sont les faiblesses ?
- Substitution monoalphabétique — analyse de fréquences immédiate.
- Alphabet documenté — table officielle Microsoft publique.
- Licence Microsoft — police propriétaire ; les PNG ici sont des reproductions pédagogiques.
Les 26 glyphes




















































Les 10 chiffres




















Les ponctuations







