Méthodes de chiffrementSymboles
ITC Zapf Dingbats (Hermann Zapf, 1978)
ITC Zapf Dingbats est l’une des polices typographiques les plus influentes du XXᵉ siècle. Dessinée par le maître allemand Hermann Zapf — déjà auteur de Palatino, Optima, Zapfino — elle est publiée par l’International Typeface Corporation (ITC) en 1978. Son répertoire compte 360 glyphes décoratifs : cœurs, étoiles, flèches, mains pointées, ornements floraux, encadrés calligraphiques.
Le coup de génie d’Adobe : intégrer Zapf Dingbats dans le standard PostScript 1 en 1984, ce qui l’a rendue disponible partout — sur chaque imprimante PostScript, dans chaque logiciel de PAO. Le bloc Unicode Dingbats (U+2700..U+27BF), ajouté en 1993, reprend directement son répertoire. C’est aujourd’hui la référence canonique dès qu’on parle de dingbats. 26 lettres + 10 chiffres + 4 ponctuations remappés sur ses glyphes.
Comment fonctionne l’alphabet ?
Le chiffre repose sur une substitution monoalphabétique : chaque caractère ASCII du clair est remplacé par le glyphe Zapf au même code. La logique est strictement celle du chiffre de César (~50 av. J.-C.) — une table 1↔1 — sauf que la « clé » est une police typographique légendaire.
La table couvre 26 lettres + 10 chiffres + 4 ponctuations (! ? . ,) : un sous-ensemble représentatif des 360 glyphes Zapf. Les autres codes ASCII (et l’intégralité du bloc Unicode U+2700..U+27BF) ne sont pas exposés ici pour rester aligné avec le reste du catalogue.
Sécurité cryptographique : faible. Toujours la même lettre → toujours le même dingbat. L’analyse de fréquences la casse en quelques dizaines de mots. C’est un alphabet prestigieux et décoratif, pas un outil de confidentialité.
Usage historique et moderne
- PAO — InDesign, Quark XPress, depuis les années 1980.
- Imprimerie — chaque imprimante PostScript embarque Zapf Dingbats.
- Unicode Dingbats — répertoire repris directement dans le standard.
- Branding typographique — couvertures de livres, affiches d’expositions.
Variantes voisines
- Wingdings (1990) — voir notre fiche, réponse Microsoft à Zapf Dingbats.
- Webdings (1997) — voir notre fiche, dingbats web Microsoft.
- Symbol (1985) — voir notre fiche, autre police PostScript canonique.
Quelles sont les faiblesses ?
- Substitution monoalphabétique — analyse de fréquences immédiate.
- Police universelle — disponible sur toute imprimante PostScript.
- Pas de polyalphabétisme — aucune clé, juste la table.
Les 40 glyphes















































































